De 448 à 456
Mérovée, qui prit
un brevet, à l'effet de donner son nom à tous les rois de sa race, désignés
depuis sous le nom de rois mérovingiens, paraît être le fils de Clodion le
Chevelu.
Le chroniqueur Frédégaire rapporte que la femme de Clodion, se baignant un jour dans la mer, fut séduite par un monstre dont elle eut Mérovée.
Mais nos informations particulières nous démontrent que ce récit était une affreuse bourde, contée à Clodion pas sa femme, et que le monstre en question était premier de rayon dans un magasin de nouveautés.
Le règne de
Mérovée fut marquée par l'invasion des Huns, qui, sous la conduite d'Attila, et
au nombre de 500 000 seulement, vinrent sans façon s'inviter à manger la soupe
sur le territoire des Francs.
Mérovée, en apercevant la figure farouche du roi des Huns, s'écria : Quelle drôle de binette a-t-il là ? ... et, encouragé par la bonne humeur de ses ministres, qui trouvèrent le calembour charmant, il se rua sur les barbares dans les plaines catalauniques, et en fit une marmelade, que les historiens les moins exagérés ont évaluée de 180 000 à 200 000 hommes tués, d'après le recensement des boutons de tunique ramassés sur le champ de bataille.
C'est aussi sous
le règne de Mérovée qu'une jeune bergère de Nanterre, nommée Geneviève, devenue
depuis la patronne de Paris, sauva la capitale de la fureur d'Attila, en criant
aux habitants, déjà prêts à quitter la place, en emportant leurs sacs de nuit :
-C'est donc de la limonade que vous avez dans les veines, pour déménager comme ça avant le terme...
Ces nobles
paroles, et une distribution gratuite de sucres d'orge à l'absinthe ramenèrent
les Parisiens au devoir, et la capitale fut sauvée.
Enfin, après beaucoup d'allées et venues, de trépignées reçues et rendues de part et d'autres, Mérovée triompha de ses ennemis, et mourut, laissant à son fils Childéric le royaume dans d'assez bonnes conditions.
Il y avait ajouté une notable partie de l'Alsace (hélas !...), de la Picardie et de la Normandie.
L'histoire nous représente Mérovée comme un assez brave homme, soucieux du bonheur de son peuple et fréquentant peu les cafés.
Il avait un assez bon estomac, dînait le plus souvent possible en ville, et se faisait très modestement habiller pas son concierge.
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Une de ses toquades fut de persister à s'éclairer à l'huile, et de ne jamais vouloir entendre parler du pétrole, malgré les remontrances de sa femme de ménage, qui lui prêchait sans cesse cette économie.
Il parlait peu en société, portait des bas de laine en hiver, et trichait au jeu, si minime que fût l'intérêt de la partie.
Par un article exprès de son testament, il prescrivit qu'on l'inhumât avec la dernière pipe en Kummer qu'il avait culottée.
Les historiens s'accordent généralement à dire qu'il mourut des suites de l'abus qu'il fit, pendant soixante-dix-huit ans, de la méthode Raspail.