Les Gaulois - La famille

tripotee gravure gaulois etranglement hache couteau de boucherTous les historiens s'accordent à nous représenter les Gaulois comme emportés, audacieux colères, et se flanquant très volontiers une tripotée pour un domino posé de travers ou un coup douteux de bezigue ou de whist.

Leurs femmes, à cet égard, ne valaient pas plus cher, et en arrivaient très facilement aux gifles entre elles, après s'être reproché réciproquement, en termes violents, leur nombre respectif d'ossanores et de faux cheveux.

Les Gaulois étaient très avides de nouvelles, et conséquemment très crédules.

Ils attaquaient les voyageurs sur les routes, rien que pour leur faire raconter les histoires des pays qu'ils venaient de parcourir. 

Un petit journal à un sou eût été, dans ce temps, la fortune de son fondateur. 

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Les filles choisissaient librement leurs époux, entre la poire et le rince-bouche, dans un repas auquel les parents conviaient tous les jeunes gens de la sous-préfecture. Seulement, les jeunes gens ne choisissaient pas leurs femmes, et étaient forcés d'épouser la fille de la maison, fût-elle rousse ou borgne, quand elle avait dit, en leur tapant sur le ventre :

- Papa, c'est ce gros rougeaud-là que je veux.

femme gauloise choisi son mari pere rougeaud gros ventre hacheIl est vrai de dire que cette injustice apparente était atténuée par une disposition toute protectrice pour le sexe fort :

Le mari avait droit de vie et de mort sur sa conjointe et ses rejetons.

A la faveur de cette clause, qui fait le plus grand honneur à la sagacité de nos ancêtres, il était excessivement rare qu'une Gauloise oubliât de poser un bouton au faux-col de son Gaulois, ou ne lui tînt pas son dîner prêt à la sortie de son bureau, le moindre oubli des devoirs conjugaux pouvant amener pour la Gauloise une forte triquée, ou même... l'étranglement pur et simple.

La fidélité des Gauloises à l'égard de leurs maris était, de la part de ces derniers, l'objet de soins tout particuliers, et ils avaient imaginé différents moyens de s'assurer qu'ils n'étaient pas trompés par leurs épouses.

Ainsi, par exemple, lorsqu'au moment de l'accouchement de sa femme un Gaulois ressentait tout à coup, au sommet de la tête, une démangeaison équivoque, il prenait l'enfant nouveau-né par une jambe, le plaçait sur un bouclier, et allait déposer le tout au milieu du fleuve le plus voisin.

Si le bouclier sombrait, engloutissant avec lui le marmot, celui-ci était reconnu bâtard.

bebe bocal gaulois chevelu gravure epee noye tresseSi, au contraire, le bébé arrivait doucement au bord, papa gaulois l'embrassait avec effusion et allait de suite le déclarer à la mairie de son arrondissement.

Divers historiens prétendent que les Gaulois renoncèrent plus tard à ce genre d'épreuves, parce qu'ils s'aperçurent que presque tous les enfants se noyaient et que, par ce fait, la population diminuait sensiblement.

La nourriture des Gaulois était généralement fort simple; elle se composait presque uniquement du produit de leur chasse et de la récolte de leurs fruits. Dans les moments de disette, ou quand la chasse était fermée, ils se nourrissaient volontiers d'étoupes farcies revenues dans le suif, et de cailloux marinés.

homme gaulois avec une peau de lapin sur la tete gravureIls s'habillaient avec les peaux de bêtes qu'ils avaient prises; celui qui n'avait tué qu'un lapin devait s'arranger de manière à se tailler, dans la fourrure de sa victime, un vêtement complet pour la saison; mais les municipaux n'étaient pas d'un rigorisme exagéré sur le chapitre du collet monté de la toilette.

Les hommes ne portaient très peu de sous-pieds, pour ainsi dire pas de bretelles, et jamais leur habit au Mont-de-Piété.