François II



Francois II mange les tartines de sa femme Marie StuartFrançois II, fils de Henri II, n'avait pas encore seize ans lorsqu'il succéda à son père; il était déjà marié à la reine d'Ecosse, Marie Stuart.

La conjuration d'Amboise a inspiré un drameC'était sa femme qui lui faisait ses tartines à table, et qui le grondait quand il salissait la nappe.

Ce roi-bébé était d'une mauvaise santé et n'avait aucune force dans les bras ni dans le caractère.

Le duc de Guise et le cardinal de Lorraine, ses oncles, utilisèrent ses heureuses dispositions... en ses saisissant du gouvernement.

Le prince de Condé se mit alors à la tête d'une vaste conspiration, connue sous le nom de conjuration d'Amboise, qui avait pour but de délivrer le roi de la domination des Guises... pour le soumettre à la sienne.



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Les Guises ne virent aucune nécessité d'opérer cette mutation, et firent condamner à mort le prince de Condé.

La terrible sentence allait être mise à exécution, lorsque François II mourut.

En apprenant cette nouvelle, le prince de Condé dit, après réflexion:

J'aime autant ça.

La Conjuration d'Amboise n'eut jamais d'utilité bien constatée; le seul résultat qu'elle produisit fut d'inspirer un drame à M. Bouilhet, et un peu moins d'aversion au public pour le théâtre de l'Odéon, où cette pièce fut jouée.

François II mourut à dix-huit ans, d'un mal d'oreille qui lui était venu après une audition du Tanhauser.

Il succomba, au moment où Ambroise Paré, son chirurgien, essayait de lui poser un tympan artificiel en aluminium.

Quelques historiens ont pensé qu'il avait été empoisonné.

Ambroise Paré soignant Francois II

On ne risque pas grand'chose à partager cet avis; ça n'engage à rien.

Ce qui est bien certain, c'est que François II aurait pu choisir pour médecin un praticien dont le bistouri n'eût pas vécu autant dans l'intimité de sa mère Catherine, brave femme au fond peut-être, mais négligeant par trop la tapisserie et les travaux de couture pour les compotes de strychnine et les conserves au vert de gris.

On a déjà bien assez de mal à échapper aux docteurs qui n'ont pas de mauvaises intentions.

Bien à tort, quelques annalistes grincheux ont reproché à François II de n'avoir aucune énergie. C'est injuste.

Ce jeune roi avait la colonne vertébrale un peu affaiblie par la croissance.

Mais si on lui avait fait fendre du bois tous les matins, au lieu de lui faire signer des décrets d'expropriation, les forces lui seraient venues très probablement.