Les Carlovingiens - Louis II

Louis le Bègue eut au moins autant de difficultés à obtenir la couronne de son père, qu’il en avait à articuler d’un seul jet et sans répéter la même syllabe :

« Je suis un original qui ne se désoriginalisera jamais. »

Ou bien encore :

« Petit pot de beurre, quand te dépetipodebeurreras-tu ? Je me dépetipodebeurrerai, quand tous les petits pots de beurre se dépetipotdebeurreront. »

Richilde, sa belle-mère, qui était en possession du testament de Charles le Chauve, pouvait lui être hostile, en l’annulant et en précipitant les morceaux dans le grand égout collecteur.

Possesseur aussi de la couronne, de l’argenterie, des hardes et de la literie du défunt, elle pouvait les remettre à tel de ses fils qui lui conviendrait.

Elle se décida en faveur de Louis le Bègue, qui reçut le baluchon avec transport, en disant à la reine :

O Ri… ô Ri… ô Richilde !... que…que… je vous… je vous re… re… mer… mercie ! Soyez assu… su… rée… que… que…

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gravue carolingiens Richilde Louis le bègue Histoire FranceAssez ! Interrompit Richilde, en lui posant l’édredon du défunt sur la bouche. Quel éteignoir que ce petit-là !...

Les troubles qui agitaient l’Italie forcèrent le pape Jean VIII à venir en France.

On remarquera avec quelle facilité, en ce temps-là, les papes faisaient leur Lariboisière de notre cher pays.

On peut dire, sans prétention aucune, que nous avons eu longtemps le monopole de la fourniture et de la pose des cataplasmes et des ventouses, appliqués sur cette monarchie, alors bien faible de constitution.

Ceci n’est pas un reproche.

Louis le Bègue profita du voyage de Jean VIII pour se faire couronner.

Encore un tic nerveux du temps.

Il se maria secrètement à la fille d’un comte, nommée Ansgarde, qu’il répudia très carrément pour épouser Adélaïde.

Il resta fidèle à sa dernière épouse,… peut-être bien parce qu’il mourut deux mois après l’avoir épousée.

Histoire France gravure Louis Bègue fainéant carolingiens carlovingiensEn tout cas, c’est gentil.

Louis le Bègue était faible de tempérament ; il fit peu de chose et fut surnommé « le Fainéant ».

On le voit, ce prince était bien partagé par la nature : Bègue et flâneur !... il ne lui manquait plus que de têter son pouce.

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